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La Fille Du Rgiment Avec Natalie Dessay

Natalie Dessay et Juan Diego Florez triomphent dans l'œuvre de Donizetti, mise en scène par Laurent Pelly.

Une nouvelle production que l'on connaît déjà? C'est ce qui arrive de plus en plus à l'opéra, par le jeu des coproductions. Il faudrait alors préciser «nouvelle production à Paris». Car La Fille du régiment, mise en scène par Laurent Pelly et créée au Covent Garden de Londres en janvier 2007, a depuis voyagé à Vienne, New York et San Francisco. Cinq ans après, la voici à Paris, où elle est déjà connue de ceux qui possèdent le très beau DVD Virgin Classics filmé à Londres. Une fois que l'on a dit cela, on ne va pas jeter la pierre à la direction de l'Opéra de Paris, qui est dans son rôle en important les grands succès internationaux. Et cette Fille du régiment est un succès total!

À Paris comme ailleurs, c'est un public en délire qui a marché à fond à la mise en scène de Laurent Pelly, l'une de ses meilleures: en transposant l'action chez les poilus de la Grande Guerre, il a réussi un coup de maître de drôlerie et d'inventivité, avec son sens coutumier du rythme et un métier très sûr. Les gags font mouche, même si certains ne sont pas de toute première légèreté (la réécriture des dialogues n'est pas sans facilités): c'est de l'opéra populaire au bon sens du terme, même si la salle de la Bastille reste trop grande pour ce répertoire.

Solos de grande classe

Dès l'origine, la production a été conçue pour Natalie Dessay, dont Pelly déchaîne les dons d'actrice comique. Quelle joie de la retrouver, après plusieurs déconvenues de triste mémoire, brûlant les planches, tout simplement heureuse d'être là, entre Gavroche et Fifi Brindacier. Le rôle convient au mieux à ses moyens vocaux actuels, et elle sait aussi être touchante, dans une œuvre qui comporte plusieurs pauses lyriques entre deux «rataplan». Une fois de plus, le phénomène vocal est Juan Diego Florez: acteur toujours aussi maladroit, à la diction française toujours aussi floue, il ne fait qu'une bouchée du rôle de Tonio. Inaltérée, sa voix haute et claire manque bien un peu de douceur, mais qui d'autre vous sort les neuf contre-ut de l'air Ah mes amis… avec ce panache et cette facilité?

Alessandro Corbelli fait une composition savoureuse en Sulpice, Doris Lamprecht s'en donne à cœur joie en Marquise, Felicity Lott n'atteignant pas dans le rôle surtout parlé de la Duchesse la cocasserie de Montserrat Caballé ou de l'actrice Dawn French.

Excellente direction de Marco Armiliato, bien dans le ton de l'ouvrage et de la production: sa baguette est vivante et allante, jamais statique, il est martial quand il le faut, lyrique quand la musique l'exige. L'équipe réquisitionnée de l'Orchestre de l'Opéra est plus à la fête que celle qui joue au même moment The Rake's Progress à Garnier sous la direction de Jeffrey Tate: dans une belle synthèse de clarté française et de cantabile italien, les musiciens rendent justice à l'ambivalence de l'œuvre, avec des solos de grande classe (le violon de Maxime Tholance, le violoncelle de Cyrille Lacrouts, le cornet d'Alexis Demailly). Belle prestation du chœur, aussi à l'aise musicalement que scéniquement. Et l'on bouderait son plaisir ?

«La Fille du régiment», avec Natalie Dessay et Juan Diego Florez en octobre et avec Désirée Rancatore et Celso Albelo en novembre. Opéra Bastille (Paris XIIe), jusqu'au 11 novembre. Tél.: 0890 89 90 90. Diffusion sur France Musique le 3 novembre.

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Comedy works best, one theory goes, when the people in it don’t know they are being funny. Another school favors a more Marxian (Groucho, not Karl) approach, in which the reasonable turns into the improbable, and the improbable into the outrageous. The Metropolitan Opera’s visually drab but industriously comic new production of Donizetti’s “Fille du Régiment” represents theory No. 1 with touches of theory No. 2.

Laurent Pelly’s production updates Napoleonic warfare in the Tyrol to the time of World War I. Pains were taken to excise every bit of fluff and gold braid, anything that might remind us of the toy-soldier productions traditional to this ever-endearing piece. Maybe the idea is to clear away anything that obstructs the view of the Met’s marvelous principals.

As a full house at the Met awaited the sporting event of the evening, Juan Diego Flórez as Tonio, the aspiring lover from the mountains, delivered his famous string of high C’s in Act I and then, repeating the whole thing, nailed them again. The crowd, as they say, went wild. Less theatrical but perhaps more difficult were the restrained, drawn-out held notes he managed so well later in the evening.

Mr. Flórez is opera’s latest, best response to a category of tenor voice that predominated in 1840 but no longer exists. Donizetti’s tenor parts — requiring a different physical technique, lighter than the sound we are used to and benefiting from what were often drastically smaller opera houses — were also tuned lower. In other words, his B flat and our B flat are not the same.

Mr. Flórez offers a splendid metaphor for something that cannot be historically reproduced. His tone is slender but athletic. It has a ring and a resonance easily heard in a space the size of which Donizetti certainly did not plan on. Mr. Flórez is fluent in the ways of rapid-fire bel canto delivery, and he delivers simpler tunes winningly.

Natalie Dessay as Marie, the heroine of the title, asked us to consider a third theory of comedy: that people are funny when they behave like machines. Ms. Dessay will not be accused of stand-and-deliver opera. At one moment she is a flailing robot, with gauges set imprudently high and threatening meltdown. Yet (and this is crucial to her success) she fades instantly and easily from machine into something human: an extraordinarily busy kind of humanity, operating at jacked-up, silent-movie tempos.

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